Certains patients, qui ont déjà bénéficié d’une chirurgie bariatrique, nécessitent une deuxième intervention pour remettre les choses au point.

Les indications les plus fréquentes pour une chirurgie de révision sont :

  • Reflux gastro-œsophagien après une chirurgie restrictive
  • Echec de perte de poids ou reprise de poids
  • Complications liées à une pose d’anneau gastrique type migration de ce dernier vers le haut, érosion de la paroi gastrique ou dilatation de l’œsophage (megaoesophage)
  • Carence alimentaire par malabsorption

REFLUX ACIDE INVALIDANT

Le reflux gastro-œsophagien est un effet secondaire plutôt commun après une chirurgie de restriction (anneau gastrique et sleeve).

Le rapport cause-effet est plutôt articulé. Par exemple, certains patients qui souffraient de reflux avant la chirurgie peuvent voir une amélioration après une sleeve car leurs symptômes étaient secondaires d’une petite hernie hiatale (qui peut être réparée pendant l’intervention de sleeve) et/ou une pression endo-abdominale augmentée (qui diminuera grâce à la perte de poids).

D’autres patients, en revanche, verront leurs symptômes se dégrader ou apparaitre après la chirurgie. Dans la plupart des cas la conduite à tenir consiste en des comprimés anti-acides et des contrôles endoscopiques. Si la symptomatologie persiste malgré la thérapie et/ou la paroi interne de l’œsophage est endommagée par l’acidité, une chirurgie de révision est indiquée.

La procédure de référence dans ce cas est la conversion en By-Pass en Y, car en plus de favoriser une ultérieure perte de poids, cette intervention protège l’œsophage du reflux gastrique.

Après un By-Pass en Oméga (dit aussi mini By-Pass), le patient peut être gêné par un reflux biliaire secondaire au type de reconstruction particulière à cette intervention. Dans ce cas aussi, la transformation en By-Pass en Y remédie ce problème.

ECHEC DE PERTE DE POIDS ET REPRISE DE POIDS

Cette problématique peut se présenter pour plusieurs raisons : manque de suivi en post-opératoire, mauvaises habitudes alimentaires, dilatation du neo-estomac, en cas de sleeve ou de la poche gastrique et de la communication (anastomose) entre ce dernier et l’anse intestinale, en cas de bypass, enfin, échec technique de la première opération.

Avant toute décision de réintervention, un encadrement nutritionnel est fondamental et des examens de type scanner volumétrique et fibroscopie, seront effectués pour comprendre les causes exactes du premier échec et proposer une technique alternative qui s’avère efficace en fonction de chaque cas particulier.

Après une sleeve, on peut proposer, en fonction du résultat de la volumétrie gastrique, une re-sleeve ou la transformation de la sleeve en by-pass, la dernière option étant la plus privilégiée dans notre centre.

Après un bypass, une réduction de la poche gastrique et éventuellement une réfection de l’anastomose (communication) avec l’intestin peuvent être effectuées.

COMPLICATIONS LIEES A UNE POSE D'ANNEAU

Après l’ablation de l’anneau, car origine de complication ou échec de perte de poids, différentes interventions sont proposées en fonction du patient : sleeve, by-pass ou dérivation bilio-pancréatique. Dans tous les cas, un intervalle de deux à trois mois est observé entre les deux interventions. La raison étant de permettre la régression de l’inflammation liée à la présence de l’anneau (corps étranger) et rendre l’intervention plus sûre.

CARENCES ALIMENTAIRES INVALIDANTES PAR MALABSORPTION  

Parfois, malgré un suivi nutritionnel correct, certaines interventions malabsorptives (dérivation bilio-pancréatique, by-pass en Oméga et, en mesure inférieure, by-pass en Y) mène à un état de carence alimentaire à cause d’une malabsorption excessive. Ceci est secondaire souvent à une anse biliaire (anse digestive qui ne reçoit pas d’aliments) trop longue par rapport à la longueur totale de l’intestin. La révision consistera donc en une réfection de l’étendue des différentes anses afin de réduire l’effet malabsorptif voir, dans les cas les plus graves, à une réversion complète et à un retour à la situation précédente à l’intervention.