Il s’agit d’une intervention restrictive et malabsorptive en même temps.

Restrictive car elle réduit la capacité de l’estomac en créant une poche gastrique, séparée du reste de l’estomac et qui reçoit les aliments.

Malabsorptive car le segment de grêle qui est connecté à la poche gastrique ne reçoit pas de bile et d’enzymes pancréatiques. Ces derniers sont importants pour absorber ce qu’on mange.

  • Le mécanisme de malabsorption est obtenu en séparant en deux la partie initiale de l’intestin grêle et en raccordant le segment inférieure à la poche gastrique.  Le segment supérieur est ensuite raccordé à environ 150 cm de distance.
  • Les aliments vont donc contourner la plupart de l’estomac, le duodénum et les premiers 50 de l’intestin grêle.  En plus dans la portion initiale du nouveau parcours alimentaire (premiers 150 cm), on aura une absorption réduite à cause de l’absence de bile et d’enzymes pancréatiques.
  • Le troisième mécanisme s’ajoute aux deux mécanismes également présents après une sleeve : c’est-à-dire une diminution de la capacité gastrique et une diminution de la sensation de faim liée à la réduction de la sécrétion de ghréline.

Il faut dire que la malabsorption concernera plus les graisses et les sucres que les protéines.

Une supplémentation vitaminique est conseillée à vie. Le suivi médical et nutritionnel est donc très important.

Le bypass peut être effectué par voie cœlioscopique ou robotique.

 

ll est essentiel d’avoir un suivi régulier après l’intervention: Une consultation avec le chirurgien 2 fois par an et avec le médecin nutritionniste 4 fois par an. Un suivi sur le très long terme est indispensable.