La grande obésité, volontiers familiale, devient une véritable maladie source de graves complications parfois mortelles auxquelles s'ajoutent le handicap fonctionnel et ses conséquences affectives et sociales.
Les traitements médicaux utilisés depuis des décennies se sont montrés peu efficaces à long terme et ce sont des méthodes chirurgicales mises au point pendant les quinze dernières années qui donnent actuellement les meilleurs résultats : trois techniques peuvent ainsi être proposées et cet exposé va essayer de faire le point sur la plus simple d'entre elles : la GASTROPLASTIE intervention non mutilante dont le but est de réduire le volume utile de l'estomac.

Il s'agit tout d'abord d'une intervention chirurgicale avec les RISQUES qu'elle comporte :

- ceux de toute anesthésie générale
- majorés par l'obésité : embolie pulmonaire, troubles respiratoires, cicatrices petites mais disgracieuses
- accidents opératoires

Elle ne peut donc être proposée qu'à des obésités sévères ou morbides. Cette obésité qui correspond à un excès de poids de plus de 50% (120 au lieu de 80 kilos) est définie par un Index de Masse Corporelle (IMC en abrégé) supérieur à 40 ; cet index se calcule en divisant le poids en kilos par la taille exprimée en mètre au carré ; exemple : pour une personne pesant 117 kilos et mesurant 1 m 57 l' IMC est égale à 117 divisé par (1,57*1,57) soit 117 divisé par 2,46 soit : 47 de B.M.I. nettement au dessus de la normale.
En fonction de cet index dit BMI, on parle :

- d'obésité modérée ou de nette corpulence si l'index est compris entre 30 et 35
- d'obésité sévère entre 35 et 40
- au delà de 40 d'obésité massive ou morbide c'est à dire entraînant par elle-même outre son retentissement psychologique des complications qui lui sont propres : diabète, destructions articulaires, troubles du sommeil, hypertension artérielle, infarctus du myocarde…

Les patients qui présentent une indication opératoire sont ceux dont l'IMC est supérieur à 40 ou bien à 35 lorsque s'ajoute à l'obésité une des complications déjà citées ; c'est d'ailleurs la condition exigée par la sécurité sociale pour prendre en charge le coût de l'intervention.